Porcupine Tree – The Incident

Porcupine Tree- The incident

Qu'il est agaçant, ce Steven Wilson ! A force de se disperser, d'enfiler les perles pop avec Blackfield, de réinventer le foisonnement minimaliste avec No-Man, celui qui a encore trouvé le temps en cette année 2009 de signer son tout premier album solo ("Insurgentes") et de remixer les grands classiques de King Crimson (avec la bénédiction de maître Fripp) suscite la méchante suspicion d'une poignée d'esprits malins. Et si, après tout, notre binoclard touche-à-tout n'était qu'un habile faiseur stakhanoviste, recycleur doué mais d'abord opportuniste, un brin arrogant, non dénué de talent mais finalement sans vrai génie ? La thèse, un peu facile, un peu prévisible, trouve désormais quelques défenseurs. D'autant que le ... Lire la suite

Porcupine Tree – Fear of a blank planet

Porcupine Tree- Fear of a blank planet

Porcupine Tree pouvait-il encore nous surprendre et nous émouvoir ? Après la claque de "In absentia" suivie en 2005 de "Deadwing", son digne prolongement, on pouvait légitimement redouter une pause dans la croissance impressionnante de l'arbre porc-épic. Et penser que la bande à Steven Wilson avait peut-être touché un point de non-retour, de ceux qui annoncent déclin ou redite, tant la synthèse pop-prog-métal des deux derniers albums en date atteignait un degré de maîtrise et d'inspiration haut-de-gamme. Eh bien non, ce n'est pas encore pour cette fois :  Porcupine Tree n'est toujours pas passé sur l'autre versant de la colline... En vérité, "Fear of a blank planet" semble inaugurer un autre ... Lire la suite

Porcupine Tree – In Absentia

Porcupine Tree- In Absentia

D’un psychédélisme space-rock fin de siècle en pop prog metal classieux, la mue de Porcupine Tree se sera révélée… progressive. Au tournant du millénaire, seule l’arrière-garde du public prog  avait reproché au groupe de Steven Wilson son virage soit-disant pop, lequel s’était plutôt apparenté à une courbe savamment négociée. En témoignent d’ailleurs toujours les deux merveilles d’albums que restent Stupid Dream (1999) et surtout Lightbulb Sun (2000), abandonnant les Gonghawkwinderies de jadis pour une nouvelle légèreté pop qui n’oublie pas ni la sophistication ou l’intensité,  ni le charme pénétrant de cristallines mélodies («No swimming » ou « Pure Narcotic » pour Stupid Dream, «  How is your life today ? » ou « Where would we be » ... Lire la suite