Procol Harum- Procol Harum/ Shine On Brightly/ A Salty Dog/ Home

Procol Harum 1967

Pour le grand public, le nom de Procol Harum reste exclusivement lié au monumental hit de l’été 1967, «  A Whiter Shade Of Pale », romantique ritournelle aux parties d’orgue inspirées de Bach. Pour les amateurs de rock progressif, Procol Harum fait figure de précurseur du genre, principalement pour avoir signé dès 1968, sur la seconde face de son deuxième album, une longue suite d’une vingtaine de minutes, « In Held’Twas In I », légitimement considérée comme l’ancêtre direct de celles qui fleuriront dans les années 70, le « Supper’s Ready » de Genesis restant son fils spirituel le plus évident. Seulement, le legs de Procol Harum ne se résume pas, très loin s’en faut, ... Lire la suite

Spring – Spring

Spring- Spring (1971)

Parmi les comètes oubliées des temps héroïques du rock progressif, le cas de Spring mérite un éclairage : la réédition 2015 de son album unique, initialement publié en 1971 (chez Neon, un label de RCA) en décuple la pertinence. La courte histoire de ce groupe anglais passe curieusement par… une panne d’essence, au retour d’un concert annulé à Cardiff, en juillet 1969 : le hasard conduisit ces musiciens en quête de carburant et de contrat discographique jusqu’à Kingsley Ward, le co-fondateur des Rockfield studios. C’est lui qui prend dès lors le groupe sous son aile et va lui permettre d’enregistrer ce premier album éponyme. Point de caractère révolutionnaire, pour l’époque, dans la ... Lire la suite

Touch – Touch

Touch- 1969 album

Comme son seul nom l’indique, le rock progressif ne s’est pas fait en un jour. Et s’il est généralement admis que sa maturation s’est opérée quelque part entre le détonateur Sgt Pepper’s de 1967 et le révélateur In the court of the Crimson King de 1969, avec entre les deux de valeureux et brillants pionniers nommés Procol Harum, Moody Blues, Soft Machine, Pink Floyd, The Nice ou encore Renaissance, l’histoire supposée officielle a peut-être oublié de retenir également des défricheurs  moins voyants mais non moins méritants. Touch, dont l’incontournable label Esoteric Recordings nous fait le bonheur de rééditer l’unique album, est de ces aventuriers injustement oubliés. Dans un genre dont ... Lire la suite

Van Der Graaf Generator – A grounding in numbers

Van Der Graaf Generator- Grounding In Numbers

Depuis sa résurrection surprise de 2005, au bout d’une parenthèse de 27 petites années de silence, Van der Graaf Generator poursuit une montée en puissance qui prend souvent le contre pied des attentes naïves de ses vieux fans… « Present », l’album du retour, se faisait un rien brouillon et inabouti. Mais proposait dans le même temps deux morceaux à la brillance digne des antiques pépites du groupe. Puis, pour des raisons qui restent encore mystérieuses (même s’il semble qu’il était bien moins convaincu que ses camarades de la pertinence de cette nouvelle aventure), le saxophoniste David Jackson quitta le navire. Laissant VdGG décider de continuer sous la forme d’un trio inédit. ... Lire la suite

Renaissance – Renaissance/ Illusion

Renaissance- First album

Gloire à Esoteric Recordings ! En quelques années, le label briton est vraiment passé maître dans l’art de la réédition des chefs d’œuvre et/ou pépites oubliées des sixties-seventies, qu’il s’agisse de psychédélisme, de blues rock, de progressive… Parmi les dernières rééditions en date, celles de deux premiers albums de Renaissance ne sont pas les moins indispensables. Rappel de l’histoire : créée par deux ex-Yardbirds, le batteur Jim McCarty et le chanteur Keith Relf, cette première mouture de Renaissance inaugura dès 1969 une voie alors quasiment inédite mêlant des racines rock à des influences acoustiques venues du folk mais aussi du classique. Porté par la voix de Jane Relf, sœur de Keith, par le ... Lire la suite