Franck Carducci- Torn Apart

ranck Carducci- Torn Apart

En 2011, le premier disque en solo de Franck Carducci, Oddity, avait permis de découvrir l’univers d’un chanteur et multi-instrumentiste déjà chevronné, marqué tant par un professionnalisme sans peur et sans reproches que par des influences très voyantes, en premier lieu celles de Pink Floyd et du Genesis des seventies. Pour ce deuxième chapitre, ce Français qui n’a techniquement pas grand chose à envier aux meilleurs anglo-saxons (autant pour ses performances vocales et instrumentales que pour la qualité des musiciens qui l’accompagnent ou la production de l’ensemble) fait mieux que confirmer les belles dispositions entrevues sur Oddity. Bien sûr, on pourra toujours ergoter en soulignant le poids écrasant de l’héritage ... Lire la suite

Spleen Arcana- The Light Beyond The Shades

Spleen Arcana-the-light-beyond-the-shades

Julien Gaullier, grand manitou de Spleen Arcana, s’était déjà fait remarquer en 2009 par un premier album, The Field Where She Died, porteur de belles promesses instrumentales. Les cinq années nécessaires à la maturation de ce deuxième épisode ont clairement fait mûrir un univers qui a troqué ses atours metalo-atmosphériques pour des couleurs beaucoup plus vintage lorgnant clairement sur la démesure estampillée seventies des grands noms du progressif. Une montée celtique puis des percussions évoquant irrésistiblement le Mike Oldfield de Ommadawn ou Incantations, introduisent « Erin Shores », premier chapitre d’une trilogie de morceaux à rallonge, où les claviers et la guitare, simultanément ... Lire la suite

Gens de la lune – Alors joue !

Gens de la lune- Alors joue !

Le 4 décembre 2011 , au Bataclan, Ange avait invité Gens de la Lune. Autrement dit, le groupe de Christian Décamps avait invité celui de Francis Décamps, indéboulonnable clavier de Ange jusqu’à la tournée d’adieu de la formation dite « classique », en 1995. L’instant fut semble-t-il chargé d’émotion, particulièrement lors du seul morceau, « Jour après jour », qui réunit les deux frangins, d’autant que leur maman de 93 printemps était dans la salle… Voilà qui nous donne l’occasion de glisser quelques mots sur la parution en 2011 du second album de Gens de la lune, sobrement baptisé Alors joue. Car ce disque vaut mieux que ce que sa ... Lire la suite

Franck Carducci – Oddity

Franck Carducci-Oddity

Artiste français expatrié à Amsterdam, multi-instrumentiste et chanteur chevronné, Franck Carducci n’est pas du genre à cacher ses admirations. Fan absolu de Pink Floyd et du Genesis des seventies, il revendique sa filiation sans prétention mais sans complexe. Au-delà d’une reprise dispensable de « Carpet crawlers » ou de la participation du flûtiste John Hackett (le frère du guitariste que vous savez), son Oddity a ainsi parfois du mal à se démarquer de l’ombre des deux géants qu’il chérit, n’était la pop bluesy de « Alice’s eerie dream ». Sans compter qu’une poignée de citations, volontaires ou pas (le jam d’ « Echoes » sur « The last oddity » notamment), donne au disque des allures d’hommage un poil trop lisse et ... Lire la suite

Spleen Arcana – The field where she died

Spleen Arcana- The field where she died

Entre metal et musique progressive, il est des Frenchmen qui tracent discrètement leur route. En 2008, la révélation Demians avait consacré bien au-delà de nos frontières le talent  et la maîtrise étonnamment précoce de son mentor Nicolas Chapel. Dans un style relativement proche, bien que moins mature pour l’instant, déboule en 2009 Julien Gaullier, multi-instrumentiste autodidacte aux influences multiples, de Led Zeppelin aux grands noms de la progressive. Revendiquant son identité d’humble artisan, le musicien de 28 ans a mis il y a quelques mois sur le net en téléchargement gratuit (www.spleenarcana.com) son premier essai, dont la magnifique pochette un rien gothique devrait à elle seule inciter ceux qui ... Lire la suite

Fractale- Suranné (live)

Fractale- Suranné

Emmené par le saxophoniste compositeur Julian Julien, Fractale est un groupe hors-normes. D’abord par la forme : trois saxos (alto, ténor, baryton), deux trompettes, un tuba et une batterie, le tout saupoudré de sonorités électroniques. Ensuite et surtout par le fond : une musique instrumentale où le collectif des cuivres, pour certains électrifiés voire saturés, déploie une noble et puissante énergie, à la fois mélodique et groovy. L’excellent son de ce live enregistré pour l’essentiel en 2008 au Zèbre de Belleville met joliment en lumière les couleurs kaléidoscopiques, pétries de jazz et de rock (mais jamais jazz-rock…) d’un groupe à la fois esthète et chaleureux. Une curiosité hautement recommandable.