Tim Bowness- Abandoned Dancehall Dreams

Tim Bowness- Abandoned Dancehall Dreams

L’aventure de No-Man désormais suspendue jusqu’à nouvel ordre par un Steven Wilson accaparé par sa carrière solo, il appartenait au seul Tim Bowness, incarnation vocale du duo au long cours, d’en faire voyager l’âme. Ce fut déjà le cas avec l’album Warm Winter du projet Memories Of Machine en 2011, ça l’est encore davantage avec ce deuxième disque solo, que Wilson a toutefois pris le temps de mixer. Très bien entouré (notamment par Colin Edwin, Pat Mastelotto, la violoniste Anna Phoebe ou encore son compère du groupe Henry Fool, Stephen James Bennett, qui cosigne deux morceaux), Tim Bowness y magnifie comme jamais la mélancolie inhérente à son chant monocorde, ce ... Lire la suite

Beardfish – Mammoth

Beardfish- Mammoth

Au royaume des groupes « vintage » qui savent intelligemment manier les sonorités prog d’antan pour faire jaillir une singulière modernité, Beardfish se pose un peu là. Moins pompeux et démonstratif que Transatlantic, moins lourdingue que le (parfois excellent) Big Elf, ces étonnants Suédois se distinguent par ce mélange de dextérité inouïe et de folie débridée. Une sorte de point de rencontre entre la sophistication précieuse de Gentle Giant et la dérision fiévreuse de Frank Zappa. Or, après un « Destined Solitaire », leur cuvée 2009, un peu en dedans, revoilà Beardfish au mieux de sa forme sur ce « Mammoth » qui ne doit rien à Depardieu et Delépine mais bien  à une production et à ... Lire la suite

Happy The Man – The muse awakens

Happy the man - The muse awakens

Qui se souvient de Happy The Man ? Un moment approché par un Peter Gabriel alors en quête de son premier groupe de scène, ce groupe américain signa à la fin des années 70 deux albums de haute tenue, dont le mythique Crafty Hand en 1978, proposant un progressif à consonances très british, essentiellement instrumental, à la fois savant et mélodieux. Et puis, les vents mauvais (pour le prog') du punk et du disco faisant leur oeuvre, Happy The Man se sépara au printemps 1979, sans espoir de retour. Il fallut attendre l'an 2000 pour voir le groupe se retrouver enfin sur scène à la faveur d'un festival, avec la ... Lire la suite

RPWL – Start the fire (live)

RPWL - Start the fire

On peut reprocher plein de choses à RPWL : le poids omniprésent dans sa musique de l'héritage des anciens (essentiellement Pink Floyd, dont le groupe allemand n'était qu'un cover-band à ses débuts, mais pas seulement), un chanteur au registre relativement limité (du moins en live), un gros son assez lisse, sans aspérités et sans grandes surprises... Seulement voilà : ces défauts, qui seraient définitivement rédhibitoires chez tant d'autres, RPWL parvient à les mettre en sourdine, et même à les faire carrément oublier. Car avec ce groupe-là, l'essentiel est ailleurs, la forme se révèle finalement secondaire, tout est dans le fond : en l'occurrence, ... Lire la suite